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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /2009 14:32
 

Interview exclusive de la première présidente de l'ordre des infirmiers,

Dominique Le Boeuf

 

Le 14 janvier 2009 l’ordre des infirmiers s’est dotée d’une présidente. Découvrez Dominique LE BŒUF dans une interview exclusive accordée a infirmiers.com.

 

 
Dominique Le Boeuf 

Madame la présidente, toutes nos félicitations pour cette élection. Vous avez été élue au premier tour avec plus de 80% des suffrages.

En effet une grande majorité des membres du bureau national m’a montré sa confiance, j’espère ne pas les décevoir. Le Conseil national représente une grande diversité d’exercices et je ne doute pas qu’il pourra être le relai de tous les infirmiers.
Pourriez-vous nous retracer votre carrière ?
J’ai effectué ma formation d’infirmière à l’école de Pontoise où j’ai obtenu mon Diplôme d’Etat en 1982. J’ai ensuite travaillé au centre hospitalier de Versailles dans différents services (médecine, Soins intensifs respiratoires, soins intensifs de cardiologie).
J’ai ensuite effectué ma formation de cadres à Poissy. Puis je suis revenue à Versailles où j’ai exercé en hématologie.
J’ai effectué également des études universitaires (DESS et DEA). J’ai travaillé sur les réseaux de soins. Le sujet de mon DEA est complètement d’actualité puisqu’il portait sur « l’hôpital local, les professionnels de santé et le territoire » !!!
Cela a été très enrichissant pour moi car m’a permis de comprendre le fonctionnement des soins de premiers recours et des professionnels de santé libéraux.
J’ai travaillé aussi deux ans à l’ANAES (qui deviendra plus tard la Haute Autorité de Santé) sur l’évaluation des réseaux de santé et j’ai participé à des dossiers sur l’évaluation des pratiques professionnelles et les recommandations de pratiques cliniques.
Avec le Pr MATILLON, je travaille depuis trois ans au sein d’une mission nationale sur les modalités d’évaluations des compétences des professionnels de santé. Dans le cadre de cette mission, je participe à l’élaboration de référentiels métiers et compétences et particulièrement avec les organisations professionnelles médicales. J’ai à cette occasion travaillé ou participé à des travaux avec la plupart des ordres existants, médicaux et paramédicaux.
Je suis toujours au niveau de l’HAS « personne qualifiée » au sein de la « commission qualité et diffusion de l’information médicale » où l’on traite de sujets aussi vastes que la certification des sites d’informations pour le grand public, la qualité de la visite médicale, les indicateurs en santé…
Je pense que ces expériences ont été très enrichissantes pour vous et sont des atouts pour votre future fonction.
En effet ces expériences ont été très riches et m’ont permis de travailler déjà avec la HAS et les ordres et cela en « interdisciplinarité ». Je garderais d’ailleurs toujours cette orientation car il est illusoire de penser que nous pouvons travailler seul dans son « coin » sur tous les dossiers touchant la qualité et la sécurité des soins.

J’ai vu aussi que vous étiez membre du Haut Conseil de Santé publique

En effet je suis l’une des trois infirmières de cette haute instance. Aujourd’hui les infirmiers sont peu concernés et sollicités dans le domaine de la santé publique car elles ne font pas de recherche et ne développent donc que peu d’expertise dans ce domaine. Ce qui est vraiment dommage, car au sein du HCSP, nous traitons des dossiers tels que la prise en charge des maladies chroniques, la prévention, les déterminants de santé, la iatrogénie ; autant de champs que l’activité infirmière investit pourtant pleinement dans son activité du quotidien.
Quelles vont être vos priorités ?
Ma priorité est de réunir très vite le conseil national pour définir avec lui les priorités à « travailler » de façon à anticiper sur tous les dossiers où l’ordre devra apporter sa contribution. La force de l’ordre est sa représentation nationale, régionale, départementale, il n’est pas question que des dossiers soient traités en chambres par des élus isolés. Ma priorité est que l’ordre élabore au plus vite son code de déontologie.

Quelle va être la place des associations et des syndicats ?

Je compte beaucoup sur les associations pour m’aider à tirer la profession vers le haut. Je ne suis ni IADE, ni IBOBE, ni puériculteur pour ne citer que les grandes spécialités. J’ai donc besoin des associations pour mieux cerner les enjeux et les positions à prendre. L’expertise des ces associations est nécessaires pour instruire des dossiers spécifiques. Le Conseil national de l’Ordre des médecins, s’appuie sur les sociétés savantes pour produire la connaissance médicale et scientifique. Je ne doute pas que les associations infirmières puissent évoluer vers des organisations types sociétés savantes afin de pourvoir produire à terme sa propre connaissance.

Y-a t-il d’autres sujets importants ?

Ils sont très nombreux et aussi variés que la profession infirmière compte de champs d’activité. Je ne doute pas que notre Ordre va permettre à la profession de sortir d’un discours trop souvent hospitalocentré.

Et des dossiers comme le LMD ?

C’est en effet un dossier important mais il me semble qu’il y ait eu précipitation ces derniers mois sur ce sujet sans attendre que l’Ordre soit en mesure de donner un avis instruit et documenté. L’ordre va prendre ces dossiers alors que le référentiel de compétences des infirmiers est validé et que celui de la formation initiale est en passe de l’être. Ce qui est fait est fait. Ce dossier engage pourtant, l’évolution de la profession et par conséquent la sécurité et la qualité des soins à venir.


Du travail en perspectives !



Oui mais cela ne me fait pas peur et c’est avec beaucoup de volontarisme que j’aborde cette nouvelle Présidence  !!! Il va de soi que l’Ordre va se construire progressivement et mon souhait est que chaque infirmier(e) puisse s’y reconnaitre.
 
Par vincent
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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /2009 14:19
Pour information, voici un article paru dans l'Ardennais

 

 L'hôpital devra fonctionner
sans nouveaux crédits



 

Nicolas Sarkozy s'est efforcé hier à Strasbourg d'apaiser le malaise du secteur hospitalier. Pour le chef de l'Etat, l'hôpital ne souffre pas d'un manque de moyens mais d'un déficit d'organisation.


En réponse au malaise du secteur hospitalier après une série de décès tragiques qui ont relancé la polémique sur les moyens du secteur de santé, Nicolas Sarkozy a exclu hier de débloquer de nouveaux fonds.

Profitant de l'inauguration du nouvel hôpital civil de Strasbourg, le chef de l'Etat a tenu à saluer « l'engagement exemplaire » des personnels de santé et à les assurer de la « solidarité de la nation », avant de leur expliquer que l'hôpital public ne souffrait pas d'un problème de moyens mais plutôt d'un déficit d'organisation.

« Les drames récents sont exceptionnels et ne sauraient remettre en cause la confiance que la nation porte à l'hôpital et à ses personnels », a déclaré Nicolas Sarkozy en évoquant les décès survenus pendant les fêtes de fin d'année dans plusieurs établissements hospitaliers.

 « Notre système hospitalier est l'un des meilleurs au monde. » « L'hôpital est une institution trop importante pour les Français pour qu'il soit le lieu de polémiques parfaitement déplacées », a également lancé Nicolas Sarkozy a tous ceux qui, parmi les syndicats de la santé comme dans l'opposition, ont accusé le manque de moyens d'être à l'origine des récents drames.
Pour cette inédite cérémonie de vœux délocalisée dans la capitale alsacienne, le président est arrivé dans l'hôpital civil flambant neuf sous les cris et les sifflets d'une bonne centaine de manifestants, en grève et réclamant précisément plus de moyens et d'effectifs.

Les personnels des urgences ont eux fustigé « le mépris » du chef de l'Etat pour l'hôpital public, soulignant que, pendant la visite présidentielle, plus aucun lit n'était disponible en médecine. « Quand on est une infirmière pour 30 patients, il est impossible de faire des soins correctement », a déploré une des manifestantes. A ces inquiétudes « parfaitement légitimes », Nicolas Sarkozy a répondu par des chiffres montrant selon lui que l'hôpital souffrait plutôt d'un problème de désorganisation que d'un manque de soutien financier de l'Etat.

« Entre 1998 et 2008, j'ai pris cette période parce qu'il y a eu des gouvernements de droite et de gauche, la France, au travers des dépenses de l'assurance maladie au profit des hôpitaux, a augmenté le budget de 50 %. C'est 23 milliards d'euros de plus pour l'hôpital au cours des dix derniers années », a-t-il lancé à un auditoire plutôt sceptique. « Le défi de l'hôpital d'aujourd'hui, c'est que cet argent qui est nécessaire soit plus efficace parce que l'hôpital doit être mieux organisé », a poursuivi le président, en rendant responsable l'application « désastreuse » des 35 heures. « Je ne peux pas simplement dire plus d'argent, plus de personnels, plus de moyens », a plaidé le chef de l'Etat. « L'argent, il a été mis par la collectivité », a-t-il insisté, « mais est-ce qu'il est parfaitement utilisé, est-ce qu'on ne peut pas faire mieux ? »
Longuement, il a plaidé pour le projet de loi « Hôpital, patients, santé, territoires » de sa ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qui doit être examiné à partir de février par les députés. De nombreux syndicats hospitaliers sont hostiles à ce texte et ont appelé à participer à la journée de grèves et de manifestations du 29 janvier. Par ailleurs, des syndicats de cadres ont de nouveau manifesté hier dans des communiqués, leur inquiétude vis-à-vis de cette réforme.
Cette inquiétude s'est notamment accrue après la mort en novembre d'un homme poignardé par un malade mental échappé d'un hôpital psychiatrique qui a rapidement entraîné la « suspension » du directeur de l'établissement. Nicolas Sarkozy a tenu à saluer « l'engagement exemplaire » des personnels de santé.




Article paru le : 19 Janvier 2009

 

Info. relevée par Valérie



Par vincent
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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /2009 15:10
En lien dans les actualités, toutes les informations sur le prochain colloque de l'ARESSAD
Par vincent
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