Dimanche 15 février 2009
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Projet de Loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoires » ou
« H.P.ST »
Comme il était dit dans le communiqué du CNOI du 05 Février dernier,
.. « Le projet
de loi HPST qui a fait le choix de faire disparaitre les infirmiers de toutes les fonctions,
reconnaissance de responsabilités et représentativité, pourtant essentiel à la qualité et la sécurité des soins, que ce soit au sein de l’hôpital comme en ambulatoire.
Par exemple, le fait que la Commission des Soins des Etablissements de Santé soit totalement ignorée choque
particulièrement la communauté infirmière hospitalière. »
Ce sujet sera instruit suivi et traité parle CNOI avec une seule ambition :
« améliorer la sécurité et la qualité des soins pour tous
les patients que les infirmiers soignent, éduquent et suivent au quotidien quels que soient leur lieu et mode d’exercice».
Dans cette optique, le Conseil National de l'Ordre des Infirmiers a donc proposé des amendements à ajouter à ce
projet de loi, qui n'ont pas été adoptés; sauf un...
A la demande du CNOI ( Conseil National de l'Ordre des Infirmiers),
le CDOI 08 a écrit à Messieurs les sénateurs des Ardennes et à Madame et Messieurs les Députés des Ardennes, pour les solliciter afin que nos
amendements soient adoptés lors de la présentation prochaine de ce projet de loi « HPST » au Sénat.
Jeudi 12 février 2009
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ARTICLE ISSU DU JOURNAL "L' ARDENNAIS"
En présentant hier à l'Assemblée son vaste projet de loi « Hôpital, patients, santé, territoire », la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a tenté de concilier les principes de lutte contre
les déserts médicaux et de liberté d'installation des médecins. « L'accès aux soins est une priorité absolue », a décrété la ministre en présentant le texte qui va occuper les députés pendant
trois bonnes semaines.
« Puisque cette réforme se veut préventive, nous devons aussi nous donner les moyens de mieux organiser l'offre de soins dans le respect de la liberté d'installation ».
« Etant donné que 70 % des médecins s'installent dans la région où ils ont fait leurs études, il importe de former les médecins là où leur présence est la plus nécessaire », a-t-elle
ajouté. La ministre tentait de déminer un aspect sensible de la loi. Après de longues années d'études, les médecins sont en effet très attachés à leur liberté de poser leur plaque là où ils
souhaitent. Les députés ont prévu un amendement pour encourager financièrement les jeunes médecins à ne pas délaisser les déserts médicaux (banlieues, zones rurales…). Un autre amendement PS plus
coercitif entendrait dissuader l'installation dans des zones denses en médecins, a indiqué le député PS de Paris Jean-Marie Le Guen.
Le texte veut aussi « moderniser notre hôpital, simplifier les procédures, assouplir l'organisation interne des établissements » : « Des hôpitaux mieux adaptés sont aussi des hôpitaux plus sûrs
», a déclaré la ministre. « J'entends renforcer le dialogue entre l'hôpital, le secteur ambulatoire et le secteur médico-social », a-t-elle ajouté. Instaurées par la loi, des Agences régionales
de santé (ARS) doivent « renforcer l'ancrage territorial des politiques de santé en tenant mieux compte des besoins et des spécificités de chaque territoire ».
« Intégrer au sein d'agences de dimension régionale un secteur médico-social qui rassemble près de 20.000 établissements, plus d'un million de places, 18 milliards d'euros de budget de
fonctionnement et 700.000 agents, ce n'est pas une mince affaire », a estimé la secrétaire d'Etat à la Solidarité Valérie Létard. Enfin le texte mettra l'accent sur la prévention.
Alors que certains députés hésitent sur la prohibition totale de l'alcool pour les 16-18 ans, Mme Bachelot a dramatisé le propos : « Choisit-on d'être maire ou sous-préfet pour annoncer à des
parents que l'on tire de leur sommeil un dimanche matin que leur enfant de 19 ans est décédé sur la route pour avoir trop bu ? ».
Article paru le : 11 février 2009
Info relevée par Valérie
Lundi 9 février 2009
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Article issu du journal L'ARDENNAIS
Sedan
Il avait menacé de mort les médecins de l'hôpital
Quand des médecins urgentistes voient arriver des parents avec un enfant couvert de « bleus », il est légitime qu'ils s'inquiètent de savoir d'où proviennent les ecchymoses. Or, comme ils sont
malheureusement bien placés pour savoir que cela arrive, ils sont tentés de soupçonner, a priori, des faits de maltraitance.
C'est ce qui était arrivé, à l'hôpital de Sedan, lorsque Franck C… y avait fait irruption, flanqué de sa compagne, avec dans les bras un garçonnet présentant des marques de coups et de
griffures.
Mais, l'inquisition du médecin et du pédiatre n'avait pas plu du tout au couple et Franck, furieux, les avait alors menacés de « revenir avec un fusil et de tirer dans le tas » ! En fin de
compte, de maltraitance il n'y avait pas eu. L'enfant s'était simplement « battu » avec une petite camarade de jeu.
Mais la menace, elle, avait bien été proférée. Du coup, Franck comparaissait, mercredi, devant le tribunal correctionnel, déjà titulaire de trois condamnations pour des motifs analogues.
Me Patrick Manil qui le défendait, a expliqué que son client est un être rustre, un ouvrier forestier, déjà en butte à des problèmes de garde d'enfants avec sa précédente compagne, qui a été
outragé par l'attitude suspicieuse des médecins à son endroit. Et que cela, comme il est impulsif, a suscité sa colère et ses propos excessifs. Le substitut avait requis deux mois de prison avec
sursis.
Le tribunal lui en a infligé trois, car les toubibs d'un hôpital n'ont pas vocation à être menacés de mort.
Article paru le : 6 février 2009
Info. relevée par Valérie