Mme LE BŒUF DominiquePrésidente du Conseil National des Infirmiers 63 rue Sainte Anne 75002 PARIS |
Charleville-Mézières, le 21 mai 2010,
Objet : Réaction au positionnement de Mme Roselyne BACHELOT-NARQUIN vis-à-vis de l’Ordre
« L’Homme est un animal doué de déraison »
Edgar MORIN
Mme la Présidente,
Par ce courrier nous vous faisons part de notre indignation quant aux propos tenus par Mme Roselyne BACHELOT-NARQUIN, ministre de la Santé et des Sports.
C’est une véritable insulte pour les conseillers ordinaux élus et les infirmiers et infirmières qui sont inscrits au tableau de l’Ordre.
En effet, la mise en place de l’Ordre Infirmier est une demande forte de toute la profession infirmière tout mode d’exercice confondu et ce depuis de nombreuses années.
La France était d’ailleurs très en retard dans ce domaine, par rapport à nos confrères européens et mondiaux.
Comment une personne aussi qualifiée sur le plan juridique que Mme Roselyne BACHELOT-NARQUIN peut imaginer qu’un Ordre ne puisse se résumer qu’à une infime partie d’une profession ?
Par cette idée Mme BACHELOT crée un véritable désordre au sein de la profession.
Et dans cette voie peut être créera-t-elle aussi un désordre au sein du monde politique ?
Pourquoi donner tant de crédit à Mr BUR, député du Bas-Rhin, alors que Mme POLETTI, députée des Ardennes et Mr MALLIE, premier questeur de l’Assemblée Nationale et député des Bouches du Rhône, ont été dépêchés par Mme la Ministre pour une mission de médiation et que le travail dans ce sens ne fait que débuter ?
Que craignent donc Mme BACHELOT et Mr BUR ? Les organisations syndicales et associations professionnelles n’ont pas la même vocation que l’Ordre mais sont complémentaires.
500 000 infirmiers et infirmières sont suffisamment légitimes pour revendiquer d’être regroupés dans un ordre au même titre que les autres professions paramédicales et médicales.
Notre pensée, aujourd’hui, se tourne tout spécialement vers les patients et la qualité des soins. L’Ordre Infirmier a pour mission principale la qualité des soins que les patients sont en droit d’attendre.
Rappelons la mission de service public dont seul l’Ordre est investi tout en étant apolitique et indépendant.
Soyez assurée, Madame la Présidente, de notre soutien et veuillez recevoir nos cordiales salutations.
Valérie COULANGES
Présidente et les élus ordinaux du CDOI 08